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Faire une place aux start-up du médico-social

Pour construire une société inclusive, Khaled Belmekki, membre du think tank Parcours et innovations, défend la création de nouvelles réponses modulaires de proximité pour les personnes handicapées.

Alors que les débats sont vifs autour de la désinstitutionnalisation, il invite à ouvrir les établissements sur l’extérieur, sans pour autant fermer tous les lits.


TSA : Vous appelez à revisiter les réponses apportées aux personnes handicapées en accélérant le mouvement de transformation de l’offre médico-sociale, pourquoi ?


Khaled Belmekki : Aujourd’hui de nombreux besoins ne sont pas couverts, hors mais aussi dans les établissements. Et certains usagers n’ont rien à faire en institutions.

Celles-ci sont tournées sur elles-mêmes et non sur les personnes à qui elles proposent des prises en charge standardisées alors que l’accompagnement doit se faire au cas par cas. Il est temps de renouer avec l’essence du travail social, qui est de construire une réponse particulière à des besoins singuliers. Ce afin de passer de l’industrie « médico-sociale » à une forme d’artisanat. Cette transformation est rendue nécessaire par les aspirations des personnes, qui réclament la maîtrise et le choix de leur accompagnement.


Quel modèle préconisez-vous ?

Il s’agit de construire une prise en charge de proximité qui tienne compte de la globalité de la personne (soins, logement, vie sociale, mobilité, capacités mobilisables...) et de ses vœux. Elles sont de plus en plus nombreuses à vouloir vivre chez elles. Pour répondre à cette demande, il ne faut plus opposer milieu ordinaire et milieu dit spécialisé mais créer un mode de réponse souple dans lequel l’individu pourrait vivre dans un vrai « chez lui », seul ou en colocation, accéder à des prestations en libéral près de son domicile tout en bénéficiant de certains soins dans des structures devenues des plateaux techniques.




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